Potabilité de l’eau : Analyse de base Type D1


Eléments concernés : Sources d’eau et plus particulièrement l’eau courante de distribution
Deux millions de personnes auraient accès à une eau «non conforme aux réglementations», selon UFC-Que Choisir. (enquête sur deux années, commune par commune, en se basant sur des résultats d’analyses du Ministère de la Santé).
Les causes : l’agriculture responsable de 70% des pollutions mais aussi défaut de traitement et «contaminations naturelles».



Analyse de base Type D1

Contrôle des micro-organismes et mesure chimique

  • Microorganismes revivifiables à 22°C NF EN ISO 6222 (juillet 1999)*
  • Microorganismes revivifiables à 36°C NF EN ISO 6222 (juillet 1999)*
  • Coliformes NF EN ISO 9308-1 (septembre 2000)*
  • Entérocoques intestinaux NF EN ISO 7899-2 (août 2000)*
  • Aspect, température, dureté, chlore total, pH, conductivité, turbidité


Qualité : *Laboratoire accrédité COFRAC sur ce paramètre. Prélèvement le mercredi et le jeudi : les confirmes des pseudomonas aeruginosa sont hors accréditation ; Prélèvement le vendredi : le paramètre pseudonomas aeruginosa est hors accréditation. Prélèvement les vendredis : les confirmations des staphylocoques pathogènes sont hors accréditation
**le laboratoire est accrédité COFRAC pour les prélèvements des eaux destinées à la destination humaine en vue d’analyses microbiologiques pour le prélèvement des eaux de tours aéro-réfrigérantes et des eaux chaudes sanitaires pour la recherche de legionella

Détection des microorganismes revivifiables à 22°C et 36°C

Le dénombrement de ces bactéries dans les conditions "après 24h à 37°C et 72h à 22°C" doit être régulièrement effectué car une évolution importante, soit au niveau du captage, soit entre le point de captage et le point d'usage, peut être représentative d'un apport contaminant (matières organiques - ordures ménagères, excréments, lisiers agricoles) Leur très grande sensibilité en fait un signal d'alarme, avant apparition des bactéries sulfito-réductrices et des coliformes.


Détection des Coliformes

Les bactéries coliformes sont présentes dans les matières fécales mais se développent également dans les milieux naturels (sols, végétation, eaux naturelles). Ce ne sont donc pas des bactéries d'origine strictement fécale. Lorsque des coliformes totaux sont détectés dans les eaux de distribution, une recherche d'Escherichia coli et d'Entérocoques est engagée. Cette bactérie E. coli a beaucoup de mal à se reproduire dans des réseaux de distribution d'eau et ne constitue pas un sujet de préoccupation. Elle est fortement présente dans l'intestin humain ou animal. Etant donné sa brève survie dans les environnements aqueux et son impossibilité de se reproduire, sa détection dans des réseaux d’eau constitue un bon indicateur de contamination fécale récente. Risques sanitaires Certaines souches d’Escherichia coli sont pathogènes pour l’homme et peuvent provoquer des troubles intestinaux ressemblant à une gastro-entérite, au choléra ou à la dysenterie.

Détection des entérocoques intestinaux

Ils appartiennent à la famille des streptocoques, ce sont les hôtes normaux de l’intestin. Leur recherche, associée à celle des coliformes fécaux comme Escherichia coli constitue un bon indice de contamination fécale. Risques sanitaires Ils ne sont pas considérés comme pathogènes mais peuvent provoquer des infections localisées.

Dureté

La dureté de l’eau ou titre hydrotimétrique TH est due à la présence de calcium dissous et, dans une moindre mesure de magnésium. Cette dureté, qui s’exprime en degré français (°F), est directement liée à la nature géologique des terrains traversés.  Risques sanitaires Une eau dont la dureté est faible (inférieure à 15°F), peut se montrer corrosive pour les tuyauteries et permettre aux particules de plomb, cuivre et zinc de se trouver alors dans l’eau et présenter un risque pour le consommateur.

Chlore total

Le chlore est l’un des meilleurs désinfectants utilisés en eau potable. Le chlore et les produits chlorés, l’hypochlorite de sodium (ou eau de Javel) et l’hypochlorite de calcium, se dissocient immédiatement dans l’eau pour former :
  • l’acide hypochloreux (HClO),
  • l’ion hypochlorite (ClO-).
C’est essentiellement l’acide hypochloreux qui est le composé le plus actif dans les mécanismes de désinfection (effet bactéricide notamment), c’est pourquoi il est aussi appelé le chlore actif. La proportion des deux composés dépend essentiellement de la valeur du pHde l’eau et de sa température. Ainsi, un pH acide favorise la présence de l’acide hypochloreux et donc une meilleure désinfection de l’eau. Une température faible favorise également la formation de l’acide hypochloreux.
Après action du chlore sur les matières organiques, azotées et autres composés oxydables, il subsiste un résiduel de chlore se présentant sous différentes formes : les chloramines et les organochlorés. Ce sont des composés qui se forment entre le chlore libre et certaines matières organiques ou hydrocarbures (dans ce cas ils sont appelés trihalométhanes), ces substances sont cancérigènes.

PH potentiel hydrogène

Le pH caractérise la concentration d’une eau ou d’une solution aqueuse en ions hydronium (H30+). Plus simplement, il mesure l’acidité ou l’alcalinité d’une eau. Le pH des eaux naturelles est lié à la nature géologique des terrains traversés. Une eau acide et agressive (0 < pH < 7) corrode les parties métalliques des canalisations de distribution comme le plomb. avec le risque sanitaire de saturnisme hydrique.
Une eau basique ou alcaline (7 < pH < 14) diminue l’efficacité de la désinfection au chlore. Risque sanitaire : au dessus de 9 unités pH, ne pas utiliser l’eau pour la toilette. Irritations oculaires et aggravation des affections cutanées. En dessous de 7, risque sanitaire de saturnisme hydrique.

Conductivité

La conductivité représente la résistance qu’une eau oppose au passage d’un courant électrique. Elle est proportionnelle à la minéralisation de l’eau ayant la plus part du temps une origine naturelle due au lessivage des terrains lorsqu’il pleut (lessivage entraînant naturellement la dissolution d’un certain nombre de sels minéraux) mais aussi une origine humaine causée par les effluents agricoles, industriels ou domestiques qui contiennent des sels contribuant eux aussi à l’accroissement de la conductivité.
Une eau faiblement minéralisée peut être corrosive pour les canalisations et les appareils de chauffage. Elle peut entraîner une dissolution des métaux toxiques comme le plomb.
Une minéralisation trop importante peut être à l’origine de dépôts (entartrage lorsque les sels de calcium sont en excès). Risques sanitaires effets laxatifs pour les eaux trop minéralisés

Turbidité

L’origine de la turbidité de l’eau provient de la présence de matières en suspension (argiles, limons, particules fibreuses, particules organiques colloïdales, plancton...).


La tarification des analyses sera en fonction du lieu de prélèvement

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